L’intersectionalité ou comment le problème des rapports sociaux de genre et d'ethnicité peuvent se marier avec celui des classes sociales
Dès lors, si les fractures de la société s’articulent autour du genre et du groupe ethnique, pourquoi donner de l’importance à une construction comme les classes sociales qui n’accordent pas d’importance à ces critères.
Mais en réalité, on peut se demander si classes, genre et types ne peuvent pas se superposer. La réflexion vient des Etats-Unis. On la doit initialement à Kimberlé Williams Crenshaw. Les femmes noires (et latinos) américaines étaient particulièrement touchées par les inégalités et l’exploitation. Il y aurait donc une « intersection » entre les critères de genre, de race et de classe sociale. On parle ainsi d'intersectionnalité.
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| K.W. Crenshaw (1959-?) |
Selon wikipédia:"l'intersectionnalité étudie les formes de domination, d'oppression et de discrimination, non pas séparément, mais dans les liens qui se nouent entre elles, en partant du principe que les différenciations sociales comme le genre, la race, la classe, la couleur, la nation, la religion, la génération, la sexualité, le handicap, la santé mentale, ou l'orientation sexuelle ne sont pas cloisonnées, ou encore que les rapports de domination entre catégories sociales ne peuvent pas être entièrement expliqués s'ils sont étudiés séparément les uns des autres".
C’est un gros sujet en ce moment aux Etats-Unis (moins en France pour l’instant), qui fait l’objet de beaucoup de débats et d’affrontements (c’est la base de ce qu’on appelle la culture Woke).
Mais dans tous les cas, l’intersectionalité considère qu’il ne faut pas minimiser les classes sociales, ni opposer classes, genre et race mais au contraire les étudier ensemble pour comprendre la structure sociale et les faits sociaux qui en découlent.

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