Comment les entreprises se financent-elles?

  


Les entreprises doivent vivre de ce qu’elles gagnent… Et même pire, elles doivent vivre de ce qu’il reste de ce qu’elles gagnent. Les entreprises, sous peine d'être mises en redressement ou même liquidation, doivent payer leurs fournisseurs, leurs salariés et leurs impôts.

Comme tous les autres acteurs de l’économie, une entreprise a donc besoin d’argent pour réaliser ses projets. Cet argent sert à développer sa production de biens ou de services, que ce soit en augmentant la qualité ou la quantité.

Pour cela, l’entreprise peut acheter des équipements comme des bâtiments, des machines (on parle d’investissements matériels), ou encore des logiciels ou des brevets (on parle d’investissements immatériels). Contrairement aux achats classiques, ces biens sont destinés à rester longtemps dans l’entreprise.

Ces investissements permettent à l’entreprise de produire plus, ou de produire à un coût plus faible, ou même de créer de nouveaux biens ou services.

Si l’entreprise a suffisamment d’argent de côté, elle peut financer ces projets toute seule : c’est ce qu’on appelle l’autofinancement. Cela signifie qu’elle utilise son épargne. 

 Les ventes de l’entreprises, ses recettes, c’est ce qui s’appelle le chiffre d’affaire. Mais pour réaliser sa production, l’entreprise a utilisée des composants, de l’énergie, des matières premières… ce que l’on appelle parfois des consommations intermédiaires

Quand on enlève au chiffre d’affaire la valeur de ces consommations intermédiaires, on trouve la richesse qui a été réellement créée dans l’entreprise, la richesse qui a été ajoutée à la valeur des composants pour donner le prix de vente des produits : la valeur ajoutée.

Mais cette richesse qui a été créée, cette valeur ajoutée, sera répartie entre ceux qui ont contribué à sa réalisation :

  • En premier lieu, les salariés vont recevoir un salaire (c’est un peu plus complexe, mais on étudie ça en fin d’année).
  • Ensuite, l’Etat va recevoir des recettes fiscales (sans route, sans réseaux d’électricité, d’eau, etc., pas de production). Ce sont les impôts sur les produits dont le plus connu est la Taxe sur la Valeur Ajoutée (ou TVA).
  • Et il reste la part qui revient à l’entreprise en tant qu’entité. Il reste l’excédent de l’exploitation (l’utilisation) des travailleurs et des composants mobilisés pour la production. On parlera d’excédent brut d’exploitation.

L’excédent brut d'exploitation (EBE) est la mesure de la capacité bénéficiaire de l'entreprise. En simplifiant, c’est son bénéfice brut, c’est-à-dire avant impôt sur les sociétés.

L’EBE n’est pourtant pas le dernier maillon de la chaine.

Avec cet EBE, vous allez devoir rembourser vos emprunts ; vous allez devoir verser de l’argent à vos associés ou actionnaires (plus ou moins suivant ce qu’ils désirent), vous allez payer l’impôt sur les sociétés. Et vous allez conserver une certaine somme pour remplacer le matériel qui s’use progressivement (c’est ce qu’on appelle les amortissements). Vous allez conserver un peu de trésorerie pour vos dépenses courantes… Et le reste vous allez l’épargner (comme le ferait un ménage).

Maintenant imaginons que vous ayez une grosse dépense à faire. Vous voulez acheter une machine très performante ou, mieux, racheter un concurrent.

Vous pourrez utiliser votre épargne. C’est l’autofinancement ou financement interne.


Si vous n’avez pas assez d’épargne ou si vous ne voulez pas l’épuiser, Vous pourrez recourir au financement externe :

  • Emprunt bancaire si vous voulez faire appel à un intermédiaire,
  • Émission d’obligations si vous voulez recourir aux marchés financiers tout en vous endettant
  • Emission d’actions si voulez recourir directement aux marchés financiers en cédant des titres de propriété.

Commentaires