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Le PIB est, depuis longtemps, en augmentation (depuis 2 siècles et demi surtout) et cette croissance économique a permis l’augmentation du revenu par tête moyen (le revenu par habitant). C’est pour cela qu’elle est recherchée, cette croissance économique.
Mais d’où vient la croissance ? Quelles sont ses sources?
(1) La croissance peut reposer sur l’accumulation des facteurs de production
Pour produire, il faut des travailleurs. Et plus, on utilise
de travailleurs, plus la production doit augmenter. C’est presque mathématique.
Or, un travailleur, cela a une durée de travail (les 35H par exemple en France).
En sciences économiques, on regroupe durée et travailleurs
sous le nom de facteur travail.
Le facteur travail désigne
ainsi l'ensemble des heures de travail effectuées par les personnes qui
travaillent dans les organisations productives (entreprises, administrations,
etc.) dans le but de produire.
D’où l’importance d’avoir une population en âge de travailler qui augmente : plus il y a de travailleurs, plus on produit.
Cela se complique un peu avec l’incorporation du temps légal
de travail : toutes choses égales par ailleurs, si un gouvernement décide de
baisser la durée légale de travail, les travailleurs travaillent moins
longtemps, et c’est une force qui pèse négativement sur la production. Et inversement, si un gouvernement décide
d’augmenter le temps légal de travail. On peut tenir ce raisonnement aussi avec
les jours fériés ou les vacances.
Ainsi, plus une société accumule de facteur travail, plus
elle aura de capacités pour produire, plus elle produira et fera, donc, de la
croissance.
Mais pour produire, il faut aussi du matériel (les
machines), des locaux, des routes, des ports, des aéroports… C’est-à-dire du
facteur capital.
Le facteur capital regroupe les ressources qui
peuvent être utilisés lors de la production sur un temps long (ils ne sont pas détruits ou transformés au
cours de la production).
On appelle capital technique ou capital productif, l’ensemble des biens que possèdent les entreprises (les locaux, les machines, les véhicules, etc.)
On appelle capital public, le capital qui appartient à
l’administration public et qui l’aide dans sa production de services ou qui
peut aider les entreprises à produire (les routes, ports, aéroports, réseaux de
gaz, d’électricité, etc.).
Mais accumuler du capital à un coût… un coût dont on espère qu’il rapportera… Ce qu’on appelle un investissement. Et cet investissement peut être privé quand il est fait par des entreprises privées ou public quand il est réalisé par les administrations.
Conclusion : plus il y a accumulation de facteurs de production (travail et capital), plus un pays augmente sa capacité de production, plus il produit, donc plus il fait de la croissance économique.
On appelle ce type de croissance, qui repose sur l'accumulation des facteurs de production, croissance extensive.
Rappelez-vous dans un article précédent (lien), un travailleur (facteur travail) avec son matériel (facteur capital) produisait une table en une année...
Dans notre logique de croissance extensive, deux
travailleurs avec deux fois le matériel (accumulation des facteurs de
production) produiraient deux tables (croissance économique).
(2) La croissance peut reposer sur l’accroissement de la productivité globale des facteurs de production
Comme je l’ai expliqué, on peut produire plus avec plus de travailleurs (le facteur travail). On peut produire plus avec plus de matériel (le facteur capital).
Dans l’histoire économique, il y a un grand chercheur qui a voulu vérifier statistiquement cela. C’est Robert Solow (1924-?).Robert veut trouver l’équation qui lie le facteur travail,
le facteur capital et le PIB… Or, il trouve bien un lien entre les deux
facteurs de production et le PIB… Mais à chaque fois qu’il refait les calculs,
il y a une part de l’augmentation du PIB qui reste inexpliquée : cette part, on
ne la doit ni à l’augmentation du facteur travail, ni à l’augmentation du
facteur capital. Il décide de l’appeler résidu.
Qu’est-ce que cela peut être ? (On sent la volonté de l'auteur, c'est-à-dire moi, de vouloir créer un mystère sans y arriver)
C’est simple… Oublions notre travailleur qui faisait une table et qui pour faire deux tables avait recours à un deuxième travailleurs. Et intéressons-nous à nouveau travailleurs. La première année, ce nouveau travailleur avec son matériel en fabrique une table. La deuxième année, ce même travailleurs, mais seul, a réussi à en fabriqué deux.
Qu’est-ce qui s’est passé ?
Réponse : il est devenu plus efficace… Et même si on veut
être précis, son association avec son matériel a été plus efficace. On dit que
la combinaison du facteur travail et du facteur capital est plus efficace… plus
productive.
Et dans le cadre de ce cours, on dira que la productivité
globale des facteurs de production a augmenté.
La productivité globale des facteurs de production (PGF) mesure
l’efficacité de la combinaison du facteur travail et du facteur capital (la
combinaison productive appelée aussi technique de production).
Et ce qui est valable dans cet exemple du travailleur et de la table peut l’être pour
toute une société. C’est cela qu’a découvert Solow. On peut produire plus sans
utiliser plus de travailleurs, sans utiliser plus de matériel, mais en
améliorant l’efficacité de la combinaison du facteur travail et du facteur
capital. Cela passe souvent, comme on le verra par la suite, par une
amélioration du capital, mais il peut aussi y avoir amélioration du travailleur
ou amélioration de leur combinaison.
Conclusion : toutes choses égales par ailleurs, plus la PGF
augmentera, plus le PIB augmentera ou, dit autrement, plus il y aura de
croissance économique.
On appelle ce type de croissance, qui repose sur l'amélioration de l'efficacité des facteurs de production, croissance intensive.
Et l’accroissement de la PGF correspond à la part de la
croissance économique qui n'est pas expliquée par l'accumulation du capital et
du travail.
Alors, ce qu’on peut vous demander dans une dissertation ou
un raisonnement, c’est de présenter une ou les sources de la croissance. Mais
plus précisément, notamment dans une étude de document, on pourra vous demander
de présenter ce sur quoi repose la croissance de tel ou tel pays, à telle ou telle
époque…
Ainsi, la croissance économique d’un pays peut reposer sur l’accumulation
du facteur travail et/ou l’accumulation
du facteur capital et/ou l’accroissement
de la productivité globale des facteurs.
Et vous verrez que les documents proposés vous amèneront à
envisager une quatrième source plus politique ou plus culturelle : les
institutions. (Mais on le présentera une autre fois).

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