Le mot forme désigne l’ensemble des contours d’une chose (un
objet, un être). Et la monnaie connait trois formes dont les importances ont
varié au cours de l’histoire. Quelles sont-elles et comment ont-elles évolué?
De la monnaie métallique à la monnaie scripturale
La moins importante actuellement... elle a pourtant été la plus importante pendant presque toute l'histoire... en tout cas l'histoire de la monnaie... la moins importante donc c’est la monnaie métallique. Ce sont les pièces de monnaie. Ce qu'on appelle aussi monnaie divisionnaire. Dans la passé, l’Antiquité par exemple, cette monnaie métallique était une monnaie marchandise : sa valeur reposait sur la valeur des métaux qui la composait (on dit sa valeur intrinsèque).La deuxième forme, c’est la monnaie papier, c’est-à-dire les billets.
Ce qui est intéressant avec la valeur d'un billet, c'est qu'elle n’est basée que sur la confiance qu’on a en ce qui est écrit dessus ou encore la confiance envers ce que l’on sait que l’on pourra acheter avec. C’est pourquoi on parle de monnaie fiduciaire (fidus : à qui on peut se fier).
Mais la monnaie fiduciaire ne représente plus grand-chose non plus dans la masse de monnaie en circulation dans un pays ou une zone (comme l'Union Economique et Monétaire)..
Jusqu’à 40€ de dépense, la monnaie fiduciaire et la monnaie divisionnaire restent les monnaies les plus utilisées. Mais au-delà, une autre forme de monnaie, complètement dématérialisée (elle n’a pas de consistance réelle) intervient. Cette monnaie est simplement écrite sur ce qu’on appelle des livres de comptes (parce que dans le passé, on écrivait sur des livres). En fait, c’est une monnaie qui est écrite sur les compte en banques. C’est pourquoi on parle de monnaie scripturale. Elle circule par simple jeu d’écriture : quand je paie mes courses chez Leclerc, on enlève 100€ sur mon compte pour les écrire sur le compte de Leclerc.
En fait, la monnaie scripturale, c’est celle que l’on trouve
sur les compte en banque (celui de vos parents, peut-être le vôtre) dans les
établissements bancaires.
Un point intéressant: la monnaie fiduciaire est parfaitement liquide. Elle peut servir à réaliser des paiement instantanément, et elle peut ainsi changer de main, s'écouler, instantanément.
Pour la monnaie scripturale, c'est un peu plus complexe: celle des comptes courants est très liquide mais suivant les types de compte en banque, la monnaie peut être plus ou moins immobilisée et demander au banquier de faire des opération de déblocage. Par exemple, la monnaie présente sur certains "livrets" n'est pas entièrement disponible instantanément: les comptes d’épargne réglementés avec restrictions de retrait comme les plans d'épargne logement (PEL) en sont un exemple.
Attention à ne pas confondre monnaie et moyen de paiement.
Les pièces et les billets sont à la fois des monnaies et des moyens de paiements.
Par contre, pour la monnaie scripturale, il faut dissocier la monnaie qui se trouve sur les compte et les moyens de paiements (chèques, prélèvements et virements).
Enfin, la masse monétaire, est la quantité de monnaie dans un pays ou une zone économique comme l’Union Economique et Monétaire (UEM) Européenne) mobilisable ou rapidement mobilisable comme moyen de paiement. En réalité, cela correspond:
- Aux pièces, aux billets et à la monnaie scripturale (les dépôts à vue sur les compte courants) soit quelques 8 200 milliards d’euros dans l’UEM en 2017. C’est la monnaie liquide.
- Aux dépôts sur les livrets épargnes d’une durée inférieure à deux ans (comme votre livret épargne si vous en avez un) soit quelques 3 500 milliards d’euros. C’est la monnaie moyennement liquide mais qu’on peut facilement convertir en monnaie liquide.
- Aux titres de créances d’une durée inférieurs à deux ans (comme les obligations à court terme). C’est la monnaie peu liquide qu’on peut moyennement vite convertir en monnaie liquide (600 milliards d’euros).

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