On dénombre donc 6 familles d’acteurs… Ces six familles
d’acteurs entretiennent des relations entre eux mais ont des intérêts qui leurs
sont propres. Sommairement, on peut dire que :
- Les chercheurs ont besoins de financements publics ou privés.
- Les ONG ont besoin de remplir la mission qui leur est assignée (sensibilisation, protection, etc.) et elles ont besoin aussi de financements (publics ou privés).
- Les entreprises ont besoin de produire et vendre.
- Les citoyens ont leurs systèmes de valeurs et leurs intérêts propres.
- Les partis politiques veulent avoir le pouvoir ou exister médiatiquement.
- Les pouvoirs publics veulent mettre en place des politiques tout en conservant le pouvoir aux prochaines élections.
Quand les intérêts coïncident, les acteurs coopèrent entre
eux. Quand ils divergent, il y a plusieurs possibilités :
- Soit ils coopèrent parce qu’ils y sont contraints (les pouvoirs publics peuvent contraindre les entreprises, les entreprises peuvent contraindre les consommateurs… Pensez au pétrole ou au moteurs diesel dont on aurait pu se passer il y a longtemps)
- Soient ils entrent en conflit… Jusqu’à ce qu’u acteur l’emporte sur l’autre et le contraigne à faire ce qu’il veut, soit parce qu’une solution intermédiaire a été trouvée.
Les relations de
conflit
Un conflit, c’est la
rencontre d’éléments qui s’opposent, et ici d’acteurs aux intérêts contraires.
L’exemple type, c’est celui de Notre Dame des Landes où
associations et (surtout) mouvements citoyens d’un côté, et pouvoirs publics
(et sans doute entreprises) de l’autre s’affrontaient pour la création ou non
d’un aéroport à Nantes. Nantes, c’est la zone qui connait un des plus forts
développements économiques en France. Cet aéroport devaient être construit sur
une zone qui abrite 2000 espèces végétales et animales.
On voit ici la divergence d’intérêt : d’un côté, il y a un intérêt écologique, de l’autre, il y a un intérêt économique.
Lors de tels conflits, les sites se transforment en ZAD
(Zone à Défendre) pour les associations et mouvements citoyens.
D’autres formes plus pacifiées de relations conflictuelles
existent… Elles peuvent commencer par des pétitions lancées par des citoyens ou
des mouvements citoyens.
Le conflit peut aussi se passer dans la sphère juridique… On a beaucoup parlé dans les médias de « l’affaire du siècle ». Je vous donne les informations que nous livre wikipédia :
« L'Affaire du siècle est une campagne de justice climatique
en France initiée par quatre associations (Fondation pour la nature et l'homme,
Greenpeace France, Notre affaire à tous et Oxfam France (donc des ONG)) le 17
décembre 2018 visant à poursuivre en justice l'État (donc les pouvoirs publics)
pour son inaction en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
La pétition associée, devient la plus signée en France en moins d'une semaine, collectant deux millions de signatures en un mois.
Les réponses du gouvernement étant jugées insuffisantes, un
recours contre l'État est déposé auprès du tribunal administratif de Paris le 14
mars 2019.
Le 3 février 2021, dans une décision que les associations
considèrent comme « une victoire historique pour le climat », le tribunal
administratif reconnaît la faute de l'État, et lui laisse deux mois pour
soumettre des observations avant de se prononcer sur l'injonction à agir ».
Mais les conflits avec les pouvoirs publics peuvent aussi
provenir d’entreprises… A l’image des manifestations plutôt violentes des
transporteurs (surtout) contre l’écotaxe.
Les relations de
coopération
La coopération, c’est
l’action de participer à une œuvre commune.
Et bien évidemment, nos acteurs peuvent coopérer…
Les entreprises, les pouvoirs publics, les chercheurs, etc…
doivent montrer qu’ils se soucient de la question environnementale. Et si ça se
trouve, ils s’en soucient réellement. Ils ont donc intérêt à « œuvrer » ensemble.
Il peut ainsi y avoir des partenariats
entreprises/chercheurs, ou entreprises/mouvements citoyens (une mauvaise langue
dirait que cela fait partie des actions de communication ou promotion des
entreprises mais est-ce que ce serait grave ?).
C’est d’autant plus intéressant que certaines entreprises
possèdent plus de moyens que les Etats.
Et bien évidemment, il peut y avoir des partenariats de tous
les acteurs avec les pouvoirs publics.
L’exemple type que l’on donne, c’est celui du Grenelle de
l’environnement.
Le Grenelle de l'environnement est un ensemble de rencontres
politiques organisées en France en septembre et décembre 2007, visant à prendre
des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement
durable.
[Wikipedia :] « Un débat a été organisé, via six groupes de
travail rassemblant chacun 40 membres répartis en 5 collèges. Chaque collège
avait pour vocation de représenter les acteurs du développement durable :
l’État, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés ».
Ajoutons des chercheurs.
Pour résumer, il y a donc eu une grande concertation de différents acteurs pour aboutir à des propositions de politiques et de lois.
Ainsi, les relations entre les acteurs oscillent entre
conflit et coopération, ce qui bien évidemment rend compliquée la mise en place
d’une politique environnementale efficace.
Mais de telles politiques existent. Certaines sont pérennes, et elles le sont d’autant plus quand les intérêts individuels convergent.
C’est le cas, par exemple, de « l’économie circulaire » dont
on a déjà parlé dans le chapitre sur la croissance.
L’économie circulaire permet à des entreprises de gagner de
l’argent en produisant (le recyclage), en faisant des économies (baisse des
coûts de production), en ayant des arguments marketings.
L’économie circulaire permet aux pouvoirs politiques d’agir
pour l’environnement et de montrer qu’ils agissent pour l’environnement.
L’économie circulaire permet à des associations de
participer aux activités et à des chercheurs de penser l’amélioration du
système et d’innover.

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