En première, vous avez eu un chapitre plutôt copieux sur le marché concurrentiel et, dans la logique de marché, les offreurs (les producteurs, les vendeurs) et les demandeurs (les acheteurs) raisonnent de manière purement individuelle. Ils ne se soucient pas des conséquences de leurs actes :
L’acheteur essaie de satisfaire ses intérêts individuels en
fonction de son budget. Le consommateur qui achète un billet d’avion ne se
soucie pas des conséquences sur la collectivité (en termes de pollution ou,
mieux, de coût des soins issus de la pollution), même chose pour l’acheteur
d’un 4x4, même chose pour celui qui mange de la viande (surtout du bœuf) à tous
les repas, etc.
Le producteur cherche à rendre maximum son profit en
minimisant ses coûts. L’entreprise de transport aérien ne soucie pas de la pollution
atmosphérique (ou sonore) qu’elle génère, le producteur de 4x4 ne soucie pas de
la pollution qu’occasionnera son véhicule, le producteur de bœuf ne se soucie
pas de son empreinte écologique, etc.
Autrement dit, ni les uns ni les autres ne tiennent compte
des externalités (ou effets externes)
de leurs activités, c’est à dire des conséquences de leurs actes qui dépassent
le cadre de leurs activités.
Dans la logique de marché, les entreprises sont parfois
amenées à choisir des techniques de production polluantes lorsque ce sont les
moins couteuses. Cette décision est rationnelle pour les entreprises : elles
font un calcul des coûts et des gains et, si produire en polluant est moins
couteux, elles choisissent la technique de production polluante et maximisent
leurs profits ou sauvent leurs emplois... Même chose avec les consommateurs qui
raisonnent en terme de satisfaction plus ou moins immédiate.
Or, ces modes de raisonnement peuvent aboutir à des
détériorations du bien-être collectif… notamment dans le futur.
La pollution atmosphérique est l’exemple type d'externalité
négative avec des effets directs, par exemple sur la santé ou sur le
réchauffement climatique, et des effets indirects comme la montée des eaux, la
disparition de certaines espèces… donc, potentiellement, de forts impacts
négatifs dans le long terme sur des acteurs économiques qui n’ont pas généré
cette pollution.
Et les pouvoirs publics doivent être capables de mettre en
place une politique environnementale ne s’arrêtant pas au seul cadre de la
production et de la consommation… et de la réélection. Les pouvoirs publics
répondent à des impératifs électoraux mais ils doivent aussi mettre en place
les conditions qui feront que les générations futures connaitront une vie au
moins aussi bonne que celle des générations présentes et passées.
La politique
environnementale est l’ensemble des moyens utilisés par les pouvoir publics
pour contraindre ou inciter les acteurs économiques à avoir des comportements
plus vertueux en vers l’environnement.

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