Rappelez-vous votre cours de seconde sur « comment s’organise la vie politique ? », (c’est loin) et votre cours de terminale sur « l’engagement politique » (si on l’a déjà fait)… Il y a une diversité d’acteurs dans le monde politique (acteur = celui qui agit) et bien évidemment, dans le monde de la politique environnementale, c’est la même chose.
Je vous propose donc qu’on dresse un panorama de ces acteurs
avec leurs rôles et les limites de leur action...
Les pouvoirs publics.
Le rôle est bien évidemment de mettre en place des politiques de protection de l’environnement, de contrôler la mise en œuvre de ces politiques, mais aussi d’alerter ou de sensibiliser les citoyens, voire de les éduquer (l’éducation nationale).
La limite de l’action est multiple : faible budget dédié à
l’environnement (2,5% du budget de l’Etat soit 40 milliards à peu près),
contrainte liée à l’opinion publique (les mesures environnementales sont
souvent mal reçues), etc.
Les entreprises.
Les entreprises ont une grosse part de
responsabilité dans la pollution et le réchauffement climatique mais elles
peuvent aussi être des acteurs du progrès environnemental lorsqu’elles adoptent
des technologies propres (recyclage, économie d’énergie, etc.)
Par contre, elles font souvent de leur écoresponsabilité des
arguments marketing (pourquoi pas ?) jusqu’au « green washing » (mise en valeur
d’un comportement écoresponsable de manière exagérée ou mensongère). Enfin,
beaucoup d’entreprises s’associent pour faire du lobbying anti-écologique
auprès des pouvoirs publics (on reviendra là-dessus).
Les Organisations Non-Gouvernementales (ONG) environnementales.
Je reprends wikipedia : « Une organisation non
gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public,
qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales » et pour les
juristes « Une ONG est une personne morale2 qui, bien que n'étant pas un
gouvernement, intervient dans le champ national ou international. » Dit autrement
: c’est une grosse association souvent internationale qui a pour fonction
d’alerter ou sensibiliser l’opinion publique à un problème environnemental
(pour ce qui nous intéresse).
Mais attention, il y a une autre forme d’ONG : les lobbies
(pluriel de lobby). C’est-à-dire des associations d’entreprises (surtout) dont
le but est rarement d’agir positivement sur l’environnement (ça arrive quand
même) mais surtout d’agir dans les intérêts des secteurs qu’ils représentent
(le pétrole, le plastique, etc). Ces ONG/lobbies cherchent beaucoup moins la
médiatisation de leur action.
Les experts et chercheurs.
Ils appartiennent souvent à des
laboratoires ou centres de recherches plus ou moins indépendants. Ils «
produisent » une expertise sur les problèmes environnementaux normalement
neutre et objective, dégagée des intérêts financiers et politiques. Ils
permettent notamment de mieux évaluer les risques.
Mais leur pouvoir est très faible donc leurs expertises
peuvent être soit sous-utilisées soit utilisées à des fins plus politiques et
stratégiques: les politiciens s’en servent pour légitimer une action
environnementale, parfois en « travestissant » les conclusions ou en les
sur-appuyant.
Les mouvements citoyens.
Moins formels et souvent plus
éphémères que les ONG, les mouvements citoyens cherchent à s’opposer
ponctuellement à des projets, à sauvegarder des sites naturels.
Cela passe par des manifestations plus ou moins légales, par
des mobilisations de personnalités médiatiques, par des pétitions pour
sensibiliser l’opinion publique, etc.
Mais comme pour les ONG, il y a une trop grande dépendance
aux médias qui force la mise en place d’actions « coup de poing » qui
décrédibilisent parfois les messages. Et d’autre part, ce sont des actions
ponctuelles donc trop éphémères… Alors que l’action environnementale doit être
une action de long terme pour changer les mentalités.
Les partis politiques.
Le site vie-publique.fr nous dit à
propos des partis politiques: « Ils sont les intermédiaires entre le peuple et
le gouvernement. Le parti élabore un programme présentant ses propositions qui,
s’il remporte les élections, seront reprises dans le projet du gouvernement.
Les partis de l’opposition peuvent proposer des solutions alternatives à la
politique de la majorité en place […] ».
Les partis sont donc forces de propositions
environnementales pour ce qui nous intéresse.
Mais le même site ajoute ce qui est leur limite principale:
« Cependant, on note depuis quelques années une certaine désillusion des
citoyens envers les partis, qu’ils ne considèrent plus forcément comme leurs
meilleurs représentants et intermédiaires. ».
Et en bout de chaine, ou au
début, il y a les habitants ou humains… Vous et moi... Sais pas comment dire.

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